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Projet no-made pour Nice-Cote d'Azur, Capitale Européenne de la Culture, candidature 2013

 

 

En 2013, une ville de France sera capitale européenne de la culture après Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004 – en même temps qu’une ville de Slovaquie. Dès 2009, la candidature d’une ville des Etats-membres de l’Ouest sera associée à une ville des Etats-membres de l’Est.

La candidature Nice Cote d'Azur

Dans 2 ans, donc, le gouvernement français et un jury européen désigneront la ville de France qui sera capitale européenne de la culture en 2013 : obtenir ce label serait la magnifique récompense de la vitalité artistique et culturelle de la Côte d’Azur et de son dynamisme inventif.

Les VILLES ET INSTITUTIONS partenaires de ce projet sont :
Antibes-Juan-les-Pins, Cannes, Grasse, Menton , les 24 communes de la CANCA (Aspremont / Beaulieu-sur-mer / Cagnes-sur-mer / Cap d ’Ail / Castagniers / Coaraze / Colomars / Duranus / Eze / Falicon / La Gaude / La Roquette-sur-Var / La Trinité / Levens / Nice / Saint-André-de-la-Roche / Saint-Blaise / Saint-Jean-Cap-Ferrat / Saint-Jeannet / Saint-Laurent-du-Var / Saint-Martin-du-Var / Tourrette-Levens / Vence / Villefranche-sur-mer), la Principauté de Monaco.
Le Conseil général des Alpes-Maritimes, la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice-Côte d’Azur, le Centre Hospitalier Universitaire , l'Université de Nice Sophia-Antipolis et le Syndicat des Hôteliers Nice-Côte d’Azur.

Pour plus d'informations, allez vers : http://www.nicerendezvous.com/FR/nice-capitale-europeenne-de-la-culture-2013.php

 


Le projet no-made


 

no-made - l’association

23, avenue du docteur-Onimus

06320 Cap-d’Ail

 

 

 

Fondements du projet « co-errance »

 

« Co-errance » s’inscrit dans la démarche de no-made en perspective avec le thème du « rivage » proposé par Nice dans le cadre de la candidature de ville européenne de la culture. Le groupe no-made propose une œuvre collective et globale, une intervention d'artistes plasticiens, dans une zone géographique exceptionnelle, qui appartient à la côte et  qui domine la Méditerranée : le mont Boron et plus particulièrement la « Batterie », avec ses chemins boisés, sa forteresse enterrée, ses douves.

Les rives fluctuantes entre mer et terre ne peuvent se fixer de manière définitive : c’est dans cet espace incertain, aux limites temporaires, que le groupe d’artistes est invité à s’interroger. Fragilité de la structure géologique, perméabilité des frontières territoriales et historiques marquées par les flux migratoires, mouvance qui permet superposition et métissage, peuples aux cultures différentes dans un même lieu, regard porté au-delà de l’horizon et de la mer vers l’altérité.

 

Le groupe va tenter de jalonner l’histoire d’un site, de son passé et son devenir : un instantané, une vision éphémère dans la chronologie des mouvements antérieurs et futurs.

 

no-made se propose d’intervenir à l’intersection de deux axes :

 

-       l’horizontalité : en référence au lieu en tant qu’espace délimité, aménagé selon la topographie des époques et cartographié selon les fluctuations géopolitiques et géologiques : « Il y a 400 000 ans, à cette époque, la mer bat les flancs du mont Boron, une trentaine de mètres plus haut qu’aujourd’hui, et noie une grande partie de la plaine de Nice… » (Nice-Matin du vendredi 31 décembre 1999 – « 2000 Odyssée de l’espèce ».)

 

-       la verticalité : invitation à aller et venir sur l'axe du temps. Il y a 400 000 ans le mont Boron était un territoire de chasse pour nos ancêtres de Terra-Amata. Remontons le temps, l'histoire ponctuée de faits d'armes, de guerres, d'invasions, jusqu'aujourd'hui, et projetons-nous 400 000 ans plus tard sur notre planète qui aura connu transformations et bouleversements tant humains que géologiques et sismiques. Quelles traces pourrions-nous découvrir, quels signes de vie, quelles formes, quels langages, quelles métamorphoses, quelle faune, quelle flore, quels signes de civilisations, d'histoire ?

 

L’itinéraire devient rivage-découverte où le promeneur et les artistes se trouvent à la croisée de l’espace et du temps.

 

 

Descriptif du projet

 

Structure de l’œuvre : le chantier de fouilles comme une œuvre

 

Construction d’une fouille à ciel ouvert sur le pourtour de la batterie (et éventuellement utilisation des bâtiments). Invitation à dé-construire le lieu, pour voir, et faire voir autrement. Pour cela, nous proposons une scénographie d'ensemble avec la mise en place d’un chantier (aménagement d'échafaudages, d'estrades, de planchers, d'échelles, de poutrelles, qui permettrait un accès autre aux œuvres, un autre point de vue sur tel ou tel élément du paysage). Le visiteur tel un archéologue invente les créations des artistes, véritables marqueurs du temps et de l’espace. L’œuvre s’appréhende de manière globale : le cœur du réseau, la fouille, est le point de convergences d’un maillage plus large constitué de liens tels que les balisages, la préhistoire, l’histoire, la mer, les rives. (Voir en annexe croquis signés Louis Dollé.)

 

 

Situation

 

 

1. Horizontalité

 

1.1 Cartographier

 

Les artistes par leurs interventions proposent un nouveau plan, le plan des fouilles, qui s’ajoute aux cartes descriptives du lieu, cartes terrestres, marines, sous-marines et cartes du ciel. Cette nouvelle carte de l’imaginaire donne des informations sur la destination poétique du site.

 

1.2 Redessiner le rivage

 

Montrer l’empreinte et la présence de la mer sur les terres par un balisage (amers) depuis la promenade des Anglais jusqu’à la batterie du mont Boron : sur la plage des Ponchettes, sur la pointe de la colline du Château, sur le port, dans le jardin du Lazaret, voire Terra-Amata. Evocation du Paillon il y a 400 000 ans, (la colline du Château étant à l’époque un îlot), de la montée des eaux dans les siècles futurs, de la tectonique des plaques. Ces repères devront être de grande dimension et visibles de fort loin.

 

 

2. Verticalité

 

2.1 Inventer : découvrir et imaginer

 

2.1.1 Découvrir et mettre à jour une réalité

 

Les artistes de no-made utilisent comme matériaux les traces d’une période, la mise à jour de vestiges et interprètent ces découvertes. Les supports sont riches : Terra-Amata, l’un des foyers les plus anciens d’Europe et de l’histoire de l’humanité (- 400 000 ans), pays de l’homo erectus et de l’homme de Cro-Magnon, la faune et la flore préhistoriques, la grotte du Lazaret (- 150 000 ans) à l’aplomb du mont Boron, avec la présence d’hommes ante-néandertaliens toujours nomades.

 

2.1.2 Imaginer une réalité future

 

Création de vestiges permettant de se projeter dans un avenir plus ou moins éloigné tant sur le plan des civilisations que sur le plan géologique.

 

3. Conditions de réalisation

 

3.1 Collaboration

 

Travail sur le projet avec les jardiniers des espaces verts de la ville de Nice, des scientifiques historiens et préhistoriens. (articulation avec la  mise en place à l’Arboretum de Roure depuis 2004).

 

3.2 Lien Internet

 

Utilisation de site no-made.eu, à la fois lieu d’échanges et de suivi des travaux d’installation et de fouille.

 

3.3 Participants

 

Un collectif d’une trentaine d’artistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

no-made - l’association

23, avenue du docteur-Onimus

06320 Cap-d’Ail

 

 

 

Le groupe

 

no-made est la rencontre entre  artistes de sensibilité et de culture différentes (Japon, Italie, Burkina, Angleterre, Allemagne, France), et un territoire délimité géographiquement au nord du département par l’Arboretum de Roure avec une ponctuation à Clans, au sud par Cap-d’Ail. no-made est un collectif d’artistes aux frontières fluctuantes qui se regroupent par affinités autour de projets qui font sens et dans lesquels leur savoir-faire s’exprime librement. L’esprit no-made se caractérise par la capacité à intégrer l’équipe d’artistes telle qu’elle est, à capter son énergie, à s’adapter à la demande de créativité renouvelée en fonction d’un lieu et d’un thème. no-made revendique l’éclectisme et se positionne à la conjonction de mouvements de l’art contemporain. Utilisant matériaux, supports divers et éphémères, no-made intervient dans des lieux incertains, à faire ou à défaire, non dédiés à l’art dont la fonction première est détournée et réinterprétée :

 

Arboretum de Roure, pan de montagne en cours de structuration,

 

voie ferrée de Cap-d’Ail, déferrée et promise à un avenir urbanisé,

 

palais des sports de Cannes, voué à une destruction prochaine,

 

batterie du mont Boron, destinée devenir la fondation Jean Nouvel (projet).

 

no-made revendique l’éclectisme et se positionne à la conjonction de mouvements de l’art contemporain.

Toujours soutenu par des artistes de renom, intéressés par sa démarche, no-made a instauré un dialogue avec des artistes amis et bienveillants : Ben, prompt à encourager les mouvements en rupture, signe le mouvement no-made en 2003 ; en 2004 Ernest Pignon Ernest, intéressé par les travaux s’insérant dans la nature à Roure, établit un lien avec ses recherches intégrées au végétal en Australie ; Jean-Michel Folon, séduit par le lyrisme poétique apporté à l’arboretum, offre sa collaboration en 2005 ; en 2006 Valerio Adami, dont Derrida a analysé la démarche déconstructiviste, est fortement intéressé par les travaux sur la voie déferrée ; en 2007 l’authenticité et la sincérité des approches séduisent Ousmane Sow. La fondation Pietro Rossini de Milan participe activement en confiant des œuvres majeures d’artistes internationaux, notamment celles de Dennis Oppenheim en 2004, d’Erik Dietman en 2005 et en 2006 l’architecte américain James Wines, fondateur de la green architecture.

Autant d’encouragements, d’aides qui confortent la diversité des démarches de no-made [1].

 

 

la vie du groupe

 

Lieux prêts à être transformés, voire détruits

 

Intervention

 

Occupation

 

Approppriation

 

Détournement

 

Reconstruction

 

Réattribution

 

Le jardin du Roc Fleuri, en bord de mer à Cap-d’Ail. Ce lieu, typique de la Côte d’Azur, est le temps d’une intervention, détourné, remodelé, envahi, jusqu’à disparaître.

 

2001, « Eurototem »

Occupation du jardin. no-made un peu à l’étroit dans cet espace clos.

 

2002, « Verbes »

Prolongement vers le texte, le chant lyrique, des lectures. No-made déborde vers la mer et s’y répand.

 

 

Chaque année verra ce lieu investi et débordé par no-made. (2003, 2004, 2005.)

 

2006, « Jardin »

« Du jardin jardinier en Jardin hédoniste, qui que vous soyez, artiste ou non, intellectuel ou non, philosophe ou non, simple passant… dès que vous franchissez le portail, vous participez à l’œuvre, à la métamorphose du lieu. »

 

 

 

L’Arboretum de Roure se prête à l’intrusion, la mise en évidence. Recherche botanique et recherche plastique s’entremêlent.

 

2003, « Débordement »

Installations d’œuvres in situ dans l’Arboretum de Roure. Les œuvres traversent les saisons et s’inscrivent dans un temps devenu à la mesure de l’arbre.

 

Désormais no-made se rassemble dans ce sanctuaire païen, devenu son lieu de permanence. Le village de Clans, tout proche, relais du GR 5, s’inscrit dans la démarche. (2004, 2005, 2006)

 

 

La voie déferrée à Cap-d’Ail longe la Méditerranée, construite dans la douleur de l’immigration, maintenant mise à l’écart, bientôt réaffectée. La voici récupérée, occupée, habitée, réappropriée. L’histoire récente de no-made s’inscrit dans l’histoire de la voie ferrée pour y trouver ses fondations.

 

 

2004, « La voie ferrée comme matériau »

Le déferrement vécu comme déconstruction à travers la récupération, la réutilisation des matériaux découverts sur la voie. Réinvention de l’histoire de la voie en référence à Derrida. Un des versants de no-made, non fait, prend son sens.

 

2005, « no-made signe la voie déferrée »

no-made comme œuvre. La voie s’impose comme un matériau de création que les artistes s’approprient et comme une œuvre détournée, le rapprochement avec Marcel Duchamp se précise. no-made s’inscrit dans la dure histoire de la voie ferrée.

 

 

Palais des sports de Cannes, témoin de prodiges sportifs, lieu de voué à une destruction proche.

 

2007, « Dehors – Hors-champ »

La MJC Picaud et no-made proposent « Hors-champ », rencontre d’influences autour des arts plastiques et du cinéma. Au-delà de quel lieu, quelle limite, quelle frontière, quel interdit ? Hors-sujet, hors-jeu. Polysémie de dehors/dedans, de l’exclusion. L’Autre, ses limites, sa peau, son cloisonnement.

 

 

Batterie du mont Boron…


 

[1].À l’occasion de ces manifestations un nombreux public se déplace. Des personnalités, notamment SAS le Prince Albert II de Monaco, le Secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer et Président du conseil général M. Christian Estrosi nous font l’honneur de leur visite.

 

Afin de monter ces projets nous avons le soutien financier de la Commune de Cap-d’Ail, du conseil général des Alpes-Maritimes, du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, de l’Arboretum de Roure et d’un certain nombre d’entreprises partenaires (Crédit Agricole Provence-Côte d’Azur, la FNAC de Monaco, Courbaisse, France Bleue Azur…).