Evénements 2006

 

Sur la voie, mai 2006

Rencontre avec Valerio Adami, juin 2006

Rencontre avec James Wines, juillet 2006

Le Jardin?, septembre 2006

Roure, octobre 2006

 


 

 

Sur la voie, mai 2006

 

 

JOURNÉE DU 21 MAI 2006 SUR LA VOIE DÉFERRÉE

 

DE LA CONSTRUCTION AU DÉTOURNEMENT

 

Le dimanche 21 mai nous serons  sur la voie déferrée à Cap d’Ail. Ce lieu  « délaissé » par la SNCF a été privé de ses rails, et de sa fonction. Envahi par le sauvage, le végétal, arpenté par quelques promeneurs, il est depuis quelques années libre à nouveau.

Mais les artistes no-made sont passés par là, ont été touchés par le charme du lieu, par sa signification et en ont fait un lieu d’inspiration et de création.

De la Construction à la Déconstruction cette voie déferrée est hautement poétique, initiatique, symbolique, la démarche de no-made s’inscrit en filigrane dans l’histoire de la voie : de la déconstruction au détournement par un acte artistique, par un autre regard, une autre lecture de la réalité et des signes.

Dans la logique de cette démarche et de cette reconnaissance les artistes de no made vont  donc  signer la voie déferrée et la faire accéder ainsi au statut « d’œuvre d’art » en écho à Marcel Duchamp.

 

DU DÉTOURNEMENT A L’IDÉE DE JARDIN

 

La voie déferrée, avec le temps, s’est métamorphosée en chemin de ballast. La végétation est luxuriante et surprenante. Et notre envie est grande de rendre à ce lieu un dernier grand hommage.

Le temps d’une journée, nous allons faire vivre autrement ce lieu, le regarder, l’interpréter, le transformer, l’apprivoiser, le sublimer. Il sera pour nous une passerelle vers l’Idée de Jardin. Un passage dans tous les sens du terme, réel et symbolique, dans le temps et l’espace. Un premier pas dans la thématique du jardin…qui nous mènera au Roc Fleuri, Clans, et Roure.

Le lieu nous offre des matériaux, du ballast,  et des végétaux. Des idées à foison. Un jardin extraordinaire à découvrir ou à créer.

 

L’IDÉE QUI PREND FORME : un jardin éphémère

 

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Rencontre avec Valerio Adami, juin 2006

 

 

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Rencontre avec James Wines, juillet 2006 à la Fondation Pietro Rossini de Milan

 

 

James Wines, fondateur du magazine SITE, web: Http://www.siteenvirodesign.com

 

James Wines in Wikipedia

 

 

Pourquoi James Wines?

 

C’est James Wines qui a créé un concept dans les années 70, parallèlement  au mouvement des premiers « landartistes », la dé-architecture. Il est aujourd’hui l’un des promoteurs de la Green Architecture. On peut dire modestement que no-made a de nombreux points communs avec sa démarche, ses concepts, son travail :

-          en 2004 : le détournement et la référence à Duchamp, le voyage, le noir et le blanc…

-          en 2005 : la construction et l’histoire de la voie en écho au concept philosophique de Jacques Derrida : la déconstruction**.

-          en 2006 : Jardin?

 

 

*Green Architecture

 

Au cours des années 70 et 80, l'architecture radicale et alternative pris forme aux Etats-Unis essentiellement dans le courant écologiste. La "green architecture" a pour principales figures James Wines du groupe SITE, et Emilio Ambasz. Ils cherchèrent à développer une architecture plus en phase avec les problèmes écologiques et sociaux de cette fin de siècle. Le groupe SITE se singularisa pour avoir travaillé dans les années 80 pour la chaîne de supermarché "Best". Ils réalisèrent plusieurs grands magasins spectaculaires, qui sont de véritables objets publicitaires tout en s'intégrant au paysage. SITE réalisa également tous les éléments de paysage lors de l'exposition universelle de Séville en 1992. En milieu urbain, le bâtiment revêt une peau de verdure et ménage en son sein des paysages artificiels, qui se télescopent à la turbulence urbaine. Un fort mouvement alternatif et sous terrain se développe sur la côte Ouest, en Californie ou encore dans l'Arizona. Ce mouvement reprend à son compte les idées écologiques de Fuller, mais développe une architecture moins spectaculaire et commerciale.

**Le mot deconstruction est attesté en anglais à la fin du XIXe siècle au sens de « mettre en pièces » comme contraire (de-) de construction: «l’acte d’assembler des éléments », du latin constructio au français construction, du français au moyen anglais.

L’acception postmoderne de « acte de défaire par l’analyse ce qui a été structuré » apparaît en français en 1967, un peu après le verbe déconstruire, 1965. Le terme se répand du français dans toutes les langues avec les théories de la déconstruction tirant leur origine des travaux de Jacques Derrida.

 

Alberto Rossini, James Wines avec Denis et Rob

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de notre conversation avec James, concernant le pavillon en construction:

 

"Or  ici, pour ce pavillon, nous avons voulu qu'il soit aussi écologique que possible, et la chose la plus écologique que vous pouvez faire en termes d'énergie, c'est de construire avec des matériaux disponibles dans le secteur; historiquement cela a toujours été le cas…

Le monde entier a été construit avec les matériaux disponibles prés du lieu de construction ; en Italie il y a beaucoup de marbre et donc ils ont construit avec beaucoup de marbre et de pierre…

 

Ainsi des bâtiments avaient été démolis près d'ici, et Rossini a acheté tous les matériaux, la brique et la pierre, et nous avons modifié ces matériaux pour faire ce pavillon. Même les matériaux industriels, tel que le verre, sont produits à 2 kilomètres d'ici. Ainsi tout provient de la région…

 

L'idée fondamentale était d'utiliser les murs existants, qui faisaient partie de la ferme, et de les prolonger. Et de faire ces colonnes en forme de T à la fois très grands, mais aussi très légers. C'est ce que vous voyez ici - ils sont lourds et légers en même temps. Ils jouent avec la lumière, et encore plus quand ils sont groupés …

 

Nous avons développé ce thème, fait descendre le mur pour qu'il enveloppe le bâtiment et crée sa structure. Ainsi le pavillon est ici intégré physiquement dans le lieu (alors qu'en général, mes œuvres sont  plutôt intégrées de façon  conceptuelle).

 

Plus tard, la végétation de la colline qui s’étend déjà sur le toit, sera remplacée. (Nous avons dû creuser la colline pour implanter le pavillon). En ajoutant le remblai, le mur de soutènement sera couvert, de sorte que la colline continuera jusqu'ici..."

 

 

 

James Wines

Vue de quelques œuvres de la fondation Pietro Rossini a Briosco, Italie.

l'arrière du pavillon conçue par James Wines

vue partielle de l'avant du pavillon

 

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JARDIN ?

 

programme

Dans la continuité de sa démarche, le groupe no made aborde un thème sous forme de question : Jardin ? Pour son événement annuel les artistes s’interrogent sur leur présence et le sens de leur travail dans le jardin du Roc Fleuri, à Cap d’Ail, et à l’Arboretum de Roure.

Quels sont les liens visibles ou subtils qui se tissent entre le jardin réel, clos, organisé, entretenu, et des œuvres qui sont fruits d’un tout autre travail ? A chacun son jardin : concret ? Conceptuel ? Symbolique ? Secret ? Les sculptures et les installations sont autant d’invitations, d’incitations à regarder autrement, à transgresser ou à s’inscrire dans la  réalité complexe du jardin.

L’espace clos se fait champ de liberté où tout est possible. Rencontres improbables : et si le loup y était ou intrusion du sauvage dans l’espace civilisé; détournements d’objets, de matériaux.

Comme dans le Jardin d’Epicure, si vous passez le portail, qui que vous soyez, vous participez à l’œuvre, à la métamorphose du lieu.

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no-made 2006 à l'arboretum de Roure

 

L’arboretum de Roure est le seul arboretum d’Europe à être lié à l’Art. Il a reçu le soutien des artistes et écrivains comme Ben, Ernest Pignon-Ernest, Andy Godsworthy ainsi que Louis Nucera, Arman, Jean-Michel Folon, César et Jean Marais qui seront à jamais des figures emblématiques pour l’arboretum.

Les artistes no-made ont investi les lieux depuis 2003, et contribuent à imprimer ce lieux majestueux d’un petit air magique, poétique. Il fait bon d'y flâner et de se laisser surprendre par la nature, l'expression des artistes, et les œuvres des jardiniers.

2006 a vu l'installation de nouvelles œuvres, installées grâce à la générosité des artistes qui ne ménagent ni leur temps ni leur investissement personnel pour ce projet.

L'inauguration des œuvres 2006 a eu lieu sous le haut patronage de S.A.S le Prince Albert II de Monaco par une journée merveilleusement ensoleillée d'un jour d'octobre....

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Prince Albert, Mme Kroenlein, Michèle Ramin

 

Prince Albert, Mme Kroenlein, Denis Gibelin

Virginie et Alain

Ave!      par Louis Dollé

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